Règles de procédure :
Règles de procédure de Robert
Langue de travail:
Français
Nombre de personnes présentes dans la salle:
15
Système de représentation :
système de représentation unique
Contexte Général:
Les vents de la Méditerranée et du Sahel portent en eux l'un des récits les plus anciens et les plus douloureux de l'humanité : l'exil et la quête de survie sur une terre étrangère. Le réfugié, cette entité définie par le droit international, incarne dans son identité des territoires déchirés par la guerre, un contrat social brisé, et une volonté farouche de traverser monts et mers pour continuer à exister. Les frontières qu'ils et elles franchissent sont à la fois des lignes de souveraineté étatique et des miroirs tendus à la conscience humaine. Toutefois, l'objet de cette simulation ne se limite pas à la macro-géographie des flux migratoires. Il s'agit plutôt d'explorer l'après-« accueil » - les défis plus durables et plus subtils auxquels font face, une fois sur le sol d'« ailleurs », les individus et les communautés déracinés. Comment reconstruire un « chez-soi » sur les ruines psychologiques et dans l'altérité physique d'un territoire d'accueil ?
La tension centrale de cette simulation réside dans l'écart entre « l'idéal humanitaire » et « les réalités politiques et sociales ». D'un côté, il y a les obligations morales et juridiques inscrites dans la Convention de Genève de 1951 : la protection, la
non-refoulement, la dignité. De l'autre, se dressent des réalités complexes : la montée des populismes et des discours sécuritaires dans les pays d'accueil, la saturation perçue des syst èmes sociaux, les craintes économiques et identitaires d'une partie des populations locales.
L'asile peut-il encore être un droit universel dans un monde de fermetures croissantes ?
Dans cet espace de tensions, la question de l'intégration émerge comme le défi
fondamental. Il ne s'agit pas seulement de fournir un toit et une aide alimentaire, mais bien de tisser de nouveaux liens sociaux, économiques et culturels. Comment transformer le statut juridique de « réfugié » en ume participation pleine et entière à la société d'accue il ? L'accès au marché du travail se heute souvent à la non-reconnaissance des diplômes, à la barrière de la langue, ou à la discrimination. L'éducation des enfants réfugiés, entre traumatisme du passé et incertitude de l'avenir, nécessite des approches pédagogiques adapt ées. Parallèlement, l'impact sur les communautés hôtes doit être pris en compte : comment éviter les conflits de ressources et favoriser une coexistence apaisée, où l'apport des nouvelles populations soit reconnu comme une richesse et non perçu comme une menace ?
Les acteurs de cette reconstruction sont multiples et leurs intérêts parfois divergents. Les É tats jonglent entre respect des engagements internationaux, pression de l'opinion publique et contraintes budgétaires. Les organisations internationales (HCR, OIM) manquent souvent de moyens à la hauteur des besoins. Les ONG et la société civile sont en première ligne, apportant une aide essentielle mais parfois fragmentée. Enfin, les réfugiés eux-mêmes ne sont pas une masse passive : ils sont porteurs de compétences, de résilience et d'aspirations. Comment faire de leur voix un pilier des politiques qui les concernent ?
Équipe académique:
Dais Head
太原市外国语学校 吴宇桐
太原市外国语学校 谭钦方